L’allégorie de la Garmin
Chères lectrices, chers lecteurs,
« JA-MAIS je n’aurai de montre connectée », ai-je clamé à mon mari pendant des années, et plus particulièrement depuis que lui-même s’en était offert une sur les conseils d’un ami.
« Aucune envie de suivre des données sur mes ‘performances’, je n’aime pas ce principe de tout quantifier. Avoir un truc au poignet tout le temps. Et puis j’adore ma montre, c'est non, je n'en aurai pas. »
Vous me voyez venir… j’ai changé d’avis.
Depuis quelques semaines, me voilà équipée d’une montre qui marque mon adhésion au gang des personnes qui suivent leur Vo2 max, triturent leur poignée en courant, et cherchent les options les plus riches en protéines pour les repas (mais ça c’est vrai pour les quadras en général, et les marques de grande distribution ont d’ailleurs bien flairé le filon !). La raison de mon changement d’avis : je prépare un trail, le plus long que j’aie couru jusque-là, et j’ai eu envie de le préparer sérieusement pour ne pas risquer de me mettre en difficulté le jour J. Et aussi de pouvoir écouter facilement ma musique. Bref, j’ai de très bonnes raisons d’avoir cédé (lol).
Au-delà de m’amuser de moi-même, l’acquisition de cette montre m’a aussi fait enfiler ma casquette de coach-observatrice très curieuse de voir ce que cet objet changerait dans mes pratiques.
Ces dernières années, j’ai appris à beaucoup, beaucoup plus m’écouter : mes besoins de repos, de coucher relativement tôt, sont des choses que j’ai appris à assumer. Je dis facilement « non » à des sollicitations, je ne me force plus à faire du sport quand je sens que c’est d’autre chose que j’ai besoin. J’ai fait la paix avec le verbe « s’écouter », et ça fait un bien fou.
Et il y a toujours cette partie de moi qui aime le défi, la sensation d’effort, physique en particulier. J’aime cette partie-là, et ma montre lui donne ce dont elle a besoin : des nudges pour y aller, pour essayer de nouveaux types d’entraînement. Tout ça m’amuse beaucoup. Et je dois dire que l'entrepreneure que je suis, prenant beaucoup de décisions seule chaque jour, apprécie vraiment qu’on lui dise quoi faire pour une fois : je dois courir 1h20 à telle allure ? Banco !
Ce qui m’a amusée aussi, c’est de réfléchir à l’équivalent ‘humain’ d’un certain nombre de fonctionnalités qui me plaisent bien, mais que je préfère remplacer par une écoute attentive de ce que mon corps me raconte.
Je vous les détaille :
- Stress : peut-être le plus évident. Ma montre me confirme que faire une keynote devant 250 chefs d’entreprises est plus stressant que de mener une session de coaching pour un client avec qui je travaille depuis plusieurs mois. Rien de bien étonnant, et pas sûre d’avoir besoin de mettre des chiffres là-dessus. En revanche, j’ai été étonnée de voir l’impact d’un conflit, ou même de l’écriture de cette lettre dans un wagon de train bruyant et surchauffé. On le sait : la chaleur met le corps en état de stress physiologique, et entraîne un besoin de repos. Ça vaut le coup de se rappeler que travailler quand il fait chaud, ou que l’on met du cœur dans ce que l’on fait (comme dans l’écriture de cette lettre), ça puise dans nos ressources.
- Body battery : en parlant de ressources, la ‘body battery’ est un chouette indicateur qui en synthétise plusieurs autres : qualité et durée du sommeil, dépenses en activité physique, stress. Ce chiffre-là me rappelle que ces données ne sont pas isolées les unes des autres, mais s’influencent, et contribuent à un tableau général. Traduit dans la vraie vie, pas connectée, ça veut dire que quand on vit du stress, l’activité physique ne doit pas seulement défouler (pratique que je vois très couramment chez mes clients), mais aussi recharger, ressourcer, détendre. Apaiser. Ce ne sont pas des gros mots. Le sommeil de bonne qualité est un pilier de notre vitalité, trop souvent traité comme la variable d’ajustement (« je me couche tard, parce que le soir c’est le seul moment où je peux décompresser de ma journée »).
- Préparation à l’entraînement : là aussi, un mix de plusieurs indicateurs (sommeil, temps de récupération recommandé, variabilité de la fréquence cardiaque, charge d’entraînement, stress récent). Traduit en bon français, ça dit si c’est une bonne idée de continuer à s’entraîner, ou s’il vaut mieux se reposer, récupérer. Se reposer, ce n’est pas forcément s’allonger sur son canapé (je sais que l’idée seule donne de l’urticaire à bon nombre de mes clients, clientes en particulier). Ça peut être aller marcher 30 minutes sur sa pause déjeuner. Même 10 minutes quand c’est trop le rush. Lire 20 minutes en se couchant le soir. Aller passer du temps dans un parc ou en forêt. Méditer. Savourer la solitude. Ou au contraire passer un moment avec un ou une amie qui nous fait du bien.
C’est là où une montre ne saura jamais mieux que moi, ni mieux que vous. Ce dont vous avez besoin, ce qui vous repose.
Encore faut-il se poser la question, et écouter la réponse.
Tout tourne autour de la même chose : l'utilisation de nos ressources à bon escient. Des dépenses d'énergie qui renforcent et rechargent. Qui stimulent, sans vider, au service de notre vitalité - ce si joli mot qui dit bien ce que nous recherchons en menant des vies aux 1000 aspirations et engagements.
Le timing de cette lettre n'a rien d'anodin. Nous abordons justement le thème du repos avec les alumni de Conscious Ambitions, réunis au sein du Conscious Leadership Lab. Et elle tombe au tout début du mois le plus éprouvant pour les parents qui travaillent (peut-être ex aequo avec septembre… et décembre…) : juin, ses kermesses, examens, spectacles, concours, résultats, et collants noirs en taille 8 ans à trouver pour le lendemain.
C'est précisément dans ces tourbillons qu'un espace comme RELIER prend tout son sens. Lever le nez du guidon, prendre de l'air, se connecter à des pairs qui vivent les mêmes enjeux, et trouver des solutions pour travailler mieux : une réponse parfaitement contrintuitive, et pourtant tellement adaptée.
Ces derniers jours, trois personnes m'ont dit "Sandra, j'ai super envie de venir, mais il faut que je puisse bloquer les dates à l'avance". Alors voici le calendrier des sessions jusqu'à la fin de l'année 2026 - de quoi bloquer les dates qui vous parlent et nous rejoindre quand vous le pouvez.
Vous le verrez, aux mois de juin et juillet, nous allons parler de collectif, d'élan, d'agir ensemble, et de confiance. La programmation de septembre à décembre est en cours, mais je peux déjà vous dire que nous allons sortir des sentiers battus pour nous inspirer d'autres univers que le monde du business. Et je suis en train d'organiser la soirée RELIER du 8 octobre à Paris - une occasion de nous retrouver, en vrai, pour vivre une expérience liant mouvement et leadership... je vous en dirai plus d'ici quelques semaines !
90€ pour tester un mois, sans engagement.
81€ par mois sur un an.
On fait une pause en août.
Allez, je baille - je vais profiter de la fin de mon trajet en train pour me reposer.
Take care les amis,
Sincèrement,
Sandra
La parole à Elodie Caillaud
Vous aviez entendu Élodie dans Les Équilibristes il y a 6 ans déjà !
Elodie a développé un outil puissant de promotion de la Santé au travail :
"Par où commencer pour améliorer durablement la santé physique, mentale et sociale au travail ?
Le travail façonne profondément notre santé globale. Autant en faire un levier d’action.
La Fresque Promotion de la Santé au Travail®, conçue par COOrelations, propose une approche collective et concrète. Elle agit à la fois sur les comportements en santé et sur l’environnement de travail.
Ce que la Fresque PST® permet :
Poser un diagnostic clair et construire un plan d’action opérationnel (RSE, QVCT, RPS)
Comprendre les trois niveaux d’action pour agir efficacement
Prendre soin de la santé physique, mentale et sociale au quotidien
Son approche s’appuie sur le modèle socio-écologique, les sciences cognitives et les fondamentaux de la santé au travail.
Concrètement, la Fresque PST® :
Se déroule en une journée (ou deux demi-journées)
Part du travail réel pour ouvrir des échanges utiles
Repose sur un engagement fort de la direction
Réunit jusqu’à 12 participants représentatifs de l’organisation
Encourage l’expérimentation et le droit à l’erreur
Débouche sur des actions concrètes, que nous suivons.
Cet accompagnement contribue à développer des organisations plus robustes et performantes durablement, avec des effets visibles sur l’engagement, le sens au travail, l’absentéisme et le turnover."
La prochaine cohorte #3 de la Formation « Devenir Facilitateur·trice à la Fresque Promotion de la Santé au Travail » aura lieu du 3 juillet au 18 septembre 2026.
Format hybride : distanciel + présentiel (2j à Paris)
Petit groupe de 10 personnes maximum (plus que quelques places)
Retrouvez toutes les informations sur https://www.coorelations.com/