Ces signaux que nous ignorons

Chères lectrices, chers lecteurs,

Après un tourbillon de moments intenses ces dernières semaines, pro comme perso, j’ai clôturé la semaine dernière en montant sur la scène de la plénière Prestige du Centre des Jeunes Dirigeants de Bigorre.

Nous étions trois intervenants à parler… d’équilibre ! Chacun depuis une dimension : le cœur, pour le chef australien Luke MacLeod, le corps pour l’ultra marathonien de l’extrême Malek Boukerchi, et moi pour la dimension de l’esprit. J’ai adoré préparer et vivre ce moment.

Mon propos était simple : l’équilibre ne peut pas être piloté que par la tête, l’esprit, le mental, peu importe le mot qu’on lui donne.

Ça paraît évident, écrit comme ça. Mais nous tombons souvent dans le piège : continuer à avancer avec la tête, en se disant que ça passe, même quand tous les autres indicateurs sont au orange sanguine, voire au rouge fluo.

C’est quoi ces autres indicateurs ? Ceux qui nous viennent du corps – une fatigue qui ne disparaît pas, le sommeil qui change, la mâchoire ou les trapèzes tendus, la respiration saccadée.

Ceux qui nous viennent du cœur aussi – l’irritabilité, la tristesse un peu floue ou l’absence d’émotion, les relations qui se tendent avec ceux qui nous entourent et qui comptent.

La juste place de l’esprit dans l’équilibre, ce n’est pas de s’emparer d’outils pour « mieux s’organiser et prioriser », mais d’avoir l’humilité d’écouter ces indicateurs-là, pour ensuite décider ce qu’il y a à faire.

J’ai été touchée par les témoignages à l’issue de cette plénière, dans laquelle beaucoup des chefs d’entreprise présents ce soir-là se sont reconnus. J’ai adoré les écouter parler de leurs entreprises, de ce qu’ils mettent tant de cœur et d’énergie à construire, pérenniser, dans un contexte que l’on qualifie pudiquement de « pas simple » (ça ne l’est nulle part en ce moment). Quelle chance d’être engagé·e, d’aimer ce que l’on fait ! Quelle responsabilité, aussi, de se préserver soi quand les enjeux sont si élevés.

J’ai partagé ce soir-là un outil que j’ai développé un jour où mon esprit était particulièrement débordé : des dizaines de sujets tournaient dans ma tête, tout me semblait important, urgent, avec des conséquences potentiellement terribles (vous savez, ces boucles de pensées à 4h du matin ?).

Ce jour-là, j’ai tout posé sur un papier : chaque sujet, en m’efforçant de noter le poids ressenti, mes ressentis physiques associés, en allant doucement vers la priorité réelle du sujet, ce que j’y pouvais, et en concluant par une échéance.

2 semaines après, en retombant par hasard sur le papier, je me suis aperçue que tout avait avancé : certains sujets s’étaient dissous, d’autres s’étaient résolus parce que j’avais agi là où je le pouvais. Faire cet exercice m’avait redonné beaucoup de clarté et d’espace mental.

J’ai eu envie de le formaliser, et de vous le proposer, accompagné d’un audio pour vous guider.

Je lui ai donné un nom très délicat : Le Déchargeur (le côté Terminator me plaît bien).

Si vous avez envie de le tester, vous le trouverez ici : https://www.conscious-cultures.com/dechargeur

Et si vous voulez me faire votre retour après l’avoir utilisé, j’en serais ravie – il est ‘vivant’ et amené à évoluer pour qu’il serve au plus grand nombre !

Sincèrement,

Sandra

Notre prochaine interview dans RELIER sera le 7 mai de 11h à 12h30 en ligne. Je suis très heureuse d’y recevoir Renaud Borderie, comédien, metteur en scène, expert en prise de parole et éloquence, et auteur de plusieurs livres dont le dernier paru « Être ou ne pas être charismatique – 16 principes pour capter l’attention ». J’aime l’énergie de Renaud, son humour et son franc-parler, sa poésie aussi - les participants du programme Conscious Ambitions avaient d’ailleurs eu l’occasion de travailler avec lui sur la répartie.

Le 7 mai, nous parlerons de présence, ce que le mot « charisme » veut vraiment dire, ce que ça change quand on assume nos singularités. Managers, fâchés ou non avec la prise de parole en public, leaders – nous le sommes tous – venez nous rejoindre ! Vous pourrez poser vos questions en direct à Renaud, et participer ensuite à l’atelier de mise en action du 29 mai.

La participation à RELIER coûte 90€ par mois (financement individuel), vous pouvez essayer un mois, vivre l’expérience, et vous décider ensuite. Plusieurs entreprises financent la participation de leurs managers, pour leur offrir un espace d’inspiration et de connexion à d’autres leaders engagés - répondez simplement à cet email si vous voulez en savoir plus sur les modalités et la tarification.


Interview de Gaëtan

Nous travaillons la plupart du temps en dépit de notre physiologie, et les conséquences de cela créent chez les individus un énorme sentiment d'échec - comme si c’était leur manque individuel de motivation, de concentration ou d’organisation qui était en cause.

C’est ce constat fait quotidiennement que j’ai eu envie de décortiquer avec Gaëtan de Lavilleon dans ce 3ème épisode de RELIER. Gaëtan est neuroscientifique et fondateur de Cog'X, un cabinet qui aide les organisations à révéler et préserver le capital cognitif et social des individus qui les composent.

Son constat est brutal : il y a un gap immense entre ce dont notre cerveau a besoin pour bien fonctionner, et la manière dont le travail est organisé.

Avec Gaëtan, nous explorons quatre besoins physiologiques que le travail ignore régulièrement :

👉 Le besoin de repos - et pourquoi il est intéressant de traiter son cerveau comme un sportif son corps

👉 Le besoin de se concentrer - et ce qui se passe quand vous mettez vos ressources cognitives en “accès libre”

👉 Le besoin de s'adapter - et pourquoi la résistance au changement n'est pas ce que vous croyez

👉 Le besoin d'être en relation - et pourquoi il est essentiel de cultiver notre capital social

Nous parlons aussi du mythe de l'IA qui ferait gagner du temps, de l'impact invisible du pouvoir sur la cognition, et surtout de solutions pour changer nos façons de faire.

Si vous enchaînez les réunions sans pause, répondez aux messages Teams tout en travaillant sur des dossiers de fond, et finissez la journée vidé en vous demandant ce que vous accompli dans la journée, cet épisode est pour vous.

Cet échange a été enregistré dans RELIER, l'espace pour les managers qui veulent travailler mieux et vivre bien.

  • Vous découvrez dans le podcast la première partie de l'interview

  • Les membres ont ensuite échangé longuement avec Gaëtan pour approfondir – et les questions étaient nombreuses !

  • Le 17 avril s’est tenu un atelier pratique pour transposer ces connaissances à vos contextes

Envie de vivre l'atelier avec nous ?

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Ce que l’IA ne résout pas