Un meilleur ami au travail ?

Deux rendez-vous approchent - tous les détails en bas de cette lettre :

Vendredi 11/09, on transforme la diversité générationnelle en force avec
Laëtitia Vitaud (interview RELIER en ligne) - il est encore temps de nous rejoindre !

Et le 8 octobre à Paris, la première
soirée RELIER : une soirée où l'on mêle danse et leadership, guidés par le chorégraphe Yohann Hebi Daher. Du mouvement, une interview live, des retrouvailles autour de bonnes choses à manger et boire, et surtout la joie de se retrouver « en vrai ».


Chères lectrices, chers lecteurs,

« Alors, tu es dans la même classe que tes copains & copines ? »

Cette question, c’est sûrement celle que l’on pose le plus aux enfants, petits et plus grands, au moment de la rentrée scolaire. C’est ce qui les préoccupe le plus aussi, au même titre que la maîtresse / le maître, ou le prof qu’on aimerait à tout prix avoir (ou ne plus jamais avoir…).

Il y a quelques années, j’étais tombée sur une étude dont j’ai oublié entre temps tous les détails sauf le principal : elle disait en somme que nous nous en sortons mieux au travail quand nous y avons un très bon ami. C’était même plus fort que ça : l’étude parlait de « best friend », de meilleur·e ami·e.

Je me souviens que j’avais été marquée par l’emploi de cette expression, que l’on entend plus dans la bouche de nos petits (en particulier nos petites filles j'ai remarqué), que dans le vocabulaire corporate.

L’amitié est un des liens les plus importants, les plus structurants de nos vies, et elle a pourtant bien moins de cadre, de vocabulaire et de « temps d’antenne » que les relations amoureuses. De cadre, parce que l’on n’acte pas une rupture amicale de la même manière qu’une rupture amoureuse par exemple. Il n’y a pas non plus beaucoup de rituels existants pour célébrer ce lien (mais on peut bien sûr s’en créer autant que l’on veut !), ni de mot pour parler de la peine que l’on éprouve quand une amitié est en souffrance. Nous avions abordé ce thème dans un épisode de Places à Prendre, co-conçu et animé avec deux amies justement, Céline Alix et Laëtitia Vitaud (que vous retrouverez d’ailleurs dans l’interview RELIER qui aura lieu ce vendredi). Cet épisode avait trouvé un écho important, allez l’écouter si vous étiez passé·e à côté.

Mais revenons à l’amitié au travail. Autant quand j’entends « nous, on est une grande famille » sur un lieu de travail, mon détecteur à bullshit ma curiosité s’éveille et j’ai envie de comprendre l’emploi de ce terme pour décrire ces relations, autant le mot « amitié » me semble y avoir toute sa place (le mot amour aussi, mais ça, ce sera pour une prochaine lettre).

📸 Taylor Smith pour Unsplash

Alors j’ai retrouvé l’étude en question, m’y suis replongée, et voici ce que j’en retiens :

- L’amitié profonde (c’est la profondeur et la densité du lien qui nous intéressent ici, pas l’étiquette) est un vrai élément structurant dans les organisations. Elle est corrélée à l’engagement, la performance, la rétention et même la rentabilité. Encore une fois la preuve que ce qui relève du « soft » a bel et bien un impact sur ce qui est mesuré dans les organisations.

- Le moteur derrière cela, c’est l’envie de ne pas décevoir l’autre. On n’a pas envie de décevoir quelqu’un qui compte, que l’on estime. L’amitié responsabilise, et la responsabilité engage. On est prêt·e à se dépasser pour ne pas faire défaut à l’autre. Je l’ai vu à l’œuvre dans des équipes très soudées, où les liens relevaient effectivement de l’amitié, et c'est extrêmement puissant.

- L’amitié forte au travail crée un espace de sécurité, bienvenu dans un endroit où les attentes sont importantes, le contexte plus large tendu, et où l’identité, ce que l’on dit et donne de soi est parfois un sujet complexe. Avec un·e ami·e dans les parages, on ose plus : essayer, dire quand on ne comprend pas, quand c’est difficile. Ce filet de sécurité est essentiel.

- C’est un phénomène rare (aux États-Unis où l’étude a été menée du moins). Seuls deux salariés sur dix disent avoir un·e meilleur·e ami·e au travail. Je trouve intéressant que cette étude nous vienne des États-Unis, où la barrière entre le « pro » et le « perso » est moins forte qu’en France, et où le mot amitié détonne moins sur le lieu de travail. Je serais curieuse de lire des chiffres sur la France, et surtout de connaître votre vécu : vous avez un ou une « meilleur ami » au travail, ou un ami très cher ? Qu’est-ce que ça change pour vous ?

L'article propose ensuite des pistes pour cultiver les conditions pour que les « meilleures amitiés » puissent exister et se développer. Ça commence – sans surprise – par l'exemple donné par le top management et le leadership au niveau le plus haut.

Et en tant que manager ou dirigeant·e, qu'est-ce que vous faites pour favoriser l'émergence de l'amitié, ou modéliser le fait de cultiver des relations humaines de qualité (avec vos collègues managers, avec les autres services) ?

On ne peut pas forcer artificiellement l'amitié, mais on peut se donner les moyens – et les donner aux autres – de la faire fleurir et de cultiver le soin apporté aux relations.

Au fond, la question qu'on pose à nos enfants à la rentrée est peut-être l'une des plus sérieuses qui soit… y compris pour nous.

Bonne rentrée à vous toutes et tous,

Sandra


Les rendez-vous RELIER

Vendredi 11 septembre en ligne : La diversité générationnelle comme force

« Les jeunes ne veulent plus travailler. »
« Les seniors ne savent plus s’adapter. »

Ces phrases, on les entend dans beaucoup d'équipes. À force de les répéter, on finit par les prendre pour des vérités.

Le 11 septembre, je reçois Laëtitia Vitaud pour une interview en ligne, et c’est exactement ce qu’on va creuser : ce que l’on rate quand on range les gens dans la case de leur âge.

Comment faire travailler ensemble des générations qui n’ont ni les mêmes repères, ni la même façon de s’engager, sans tomber dans le cliché.

Laëtitia est spécialiste des transformations du travail et autrice de « L’atout âge » (éditions Eyrolles). Sa conviction, c’est que l’âge n’est pas un problème à gérer mais une ressource qu’on gaspille, à tout âge de la vie professionnelle.

Elle et moi on se connaît depuis longtemps, on a fait plusieurs épisodes ensemble au temps des
Équilibristes, et c’est une des personnes qui reviennent le plus souvent quand je demande à la communauté qui elle aimerait entendre !

Cette interview, prend place dans le cadre de RELIER, le rendez-vous mensuel pour managers et dirigeants. Le principe :
→ chaque mois, une personne d’un autre univers vient éclairer nos pratiques
→ une interview en direct, où vous posez vos questions à l’invité (le 11 septembre de 11h à 12h30 pour Laëtitia)
→ un atelier deux semaines plus tard, pour transposer tout ça à votre quotidien (le 25 septembre pour Laëtitia)


Le 8 octobre à Paris : la première soirée RELIER, en vrai et en mouvement

Celle-ci m'emballe particulièrement. Une soirée pour mêler la danse & le leadership, et découvrir ce que le mouvement peut nous apprendre sur nous, notre lien à nous-même et aux autres. Notre guide : Yohann Hebi Daher, danseur et chorégraphe qui a l'habitude de faire danser les non-danseurs (pas besoin de savoir danser, c'est promis !). Ce soir-là, place au plaisir, à la découverte, et à la joie de se retrouver en vrai. On prolonge le 23 octobre en ligne, pour transformer ce que le corps aura appris en actions concrètes pour votre leadership.

Rendez-vous au Studio Swell (Paris 12ème), à partir de 18h.

« « Un moment qui nous sort de nos habitudes, de nos modes de pensées automatiques. J’ai adoré. »  »
— membre RELIER

Suivant
Suivant

Prise de terre